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28/02/2006

Interview d'Alain Mosconi dans le journal du pays Basque

Interview d'Alain Mosconi dans le journal du pays basque

Projeté dans le champ médiatique français l'automne dernier à la faveur du
conflit sur la privatisation de la SNCM, et surtout de la prise du
paquebot Pascal Paoli par les marins du STC, le responsable du secteur
maritime du syndicat corse Alain Mosconi a répondu positivement la semaine
dernière à l'invitation du syndicat LAB. Nous avons rencontré cette figure
du syndicat abertzale et majoritaire en Corse peu avant sa conférence sur
"l'Avenir des services publics".

Quelle est votre situation judiciaire ?

Je suis mis en examen pour deux crimes qui sont le "détournement de
navire", passible de 20 ans d'emprisonnement, et la "séquestration" qui
est une circonstance aggravante et pousse l'addition à 30 ans de réclusion
criminelle. Aujourd'hui, c'est la première fois que des syndicalistes dans
le pays des droits de l'Homme, se voient inculper de deux crimes de nature
assez importante. Et c'est la première fois également qu'ils devront
répondre devant des Assises.

Où en est-on aujourd'hui dans le conflit de la SNCM ?

Il me semble que les organisations traditionnelles, les organisations
françaises, semblent s'accommoder pleinement de la privatisation de la
SNCM. Ce qui est assez paradoxal lorsqu'ils ont parfois la prétention de
chanter l'Internationale, de promettre parfois des lendemains qui
chantent, et de se réclamer, à d'autres, de la révolution permanente. Sans
être donneur de leçons, je constate que l'organisation majoritaire, CGT,
aurait pu avoir un autre rôle que celui qu'elle a eu, c'est-à-dire un rôle
d'accompagnement. Rôle confirmé par la CGT elle-même en lieu et place du
61 boulevard des Dames [siège de la SNCM] : on a pu voir dans la presse
locale les responsables du groupe Véolia en compagnie du secrétaire
général de ladite centrale tout sourire... En ce qui nous concerne, nous
sommes clairement opposés à la privatisation, en termes philosophique,
parce que nous pensons que des domaines stratégiques, tels que
l'enseignement, la santé, les transports (pour la Corse, territoire
insulaire),Š doivent rester à la puissance publique. Et nous, nous
entendons par là, Collectivité territoriale de Corse (CTC).

Dans certains médias le STC était quelque peu raillé, "ah ah, des
nationalistes corses réclament un service public français !"...


J'ai effectivement vu des journalistes parisiens qui croient toujours tout
comprendre à tout, faire ce reproche-là au STC. Je m'inscris en faux. Le
STC n'a pas défendu la cocarde républicaine. Le STC a tout simplement
défendu une logique de syndicaliste. Logique qui est de dire que ce
secteur d'activité ne doit pas être privatisé, il doit rester à la force
publique. Nous allions plus loin en disant pour nous force publique
équivaut à la régionalisation de l'entité. Il n'est pas juste de dire que
le STC cultivait le paradoxe en défendant la compagnie d'Etat. On
défendait d'abord un schéma public. On n'a jamais fait en sorte de faire
les actions que nous avons faites pour maintenir la SNCM en l'état. Nous
avons toujours souhaité une évolution organique et juridique de la SNCM,
qui passerait d'une entreprise publique d'Etat, à une entreprise publique
territoriale. Pour nous l'important est de rester dans le giron public, et
de permettre à la Corse de disposer pleinement et entièrement des outils
de développement économique et social de son territoire.

Justement, est-ce que la puissance publique régionale de Corse a les
moyens financiers d'assurer un tel service public ?


Bien sûr que oui. Elle prétend que non. Or lorsque l'on voit que le
gouvernement cède une entité qui a un actif qui est jugé à 450 millions
d'euros, et lorsqu'il le cède aux petits amis de service ou de promotion
du Premier ministre et autres pour 35 millions d'euros,Š je me dis que si
la Corse n'a pas 35 M¤ à mettre dans un investissement stratégique ! et
bien il vaut mieux que la Corse tire le rideau. Il vaut mieux tout
arrêter. D'un point de vue maintenant juridique, il est évident que
Bruxelles n'a jamais interdit à un concédant du service public d'avoir la
maîtrise, y compris de l'outil. Preuve en est que dans le secteur aérien,
la Corse dispose de ses transports ; elle a sa compagnie régionale, la CCM
(Compagnie Corse Méditerranée) où la CTC détient 66% des parts du capital.
La CTC attribue régulièrement, après appel d'offres, la délégation à son
outil. Je n'ai pas entendu, jusqu'à ce jour, Bruxelles crier au loup ! Je
n'ai vu personne saisir les tribunaux pour le contester.

En matière de transports maritimes vous parlez de quitter un bilatéralisme
enfermant avec la France, qu'est-ce à dire ?


1976, date d'instauration de la continuité territoriale entre la Corse et
la France. Aujourd'hui nous sommes à l'heure européenne. Cela voudrait
dire que cette notion bilatérale est antinomique avec la notion même de
l'Europe. Cette dernière doit permettre la circulation dans tous les sens,
entre alter ego, et permettre donc à la Corse de rayonner dans son
environnement. Permettre in fine à la Corse de disposer d'un service
public élargi qui ne s'inscrirait pas uniquement dans son interface, mais
avec la Catalunyia à l'Ouest et l'Italie à l'Est. Prenons l'exemple de la
Sardaigne, 13 km de nos côtes, deux sociétés qui se ressemblent (socle
matriarcal, similitudes culturelles et linguistiques) et il n'y a pas
d'échange entre ces deux territoires, au XXIe siècle, à l'heure de
l'Europe ! N'y a-t-il pas là antinomie, hérésie ? Il faut permettre la
création des outils juridiques manquants pour permettre à la Corse et à la
Sardaigne d'instaurer entre elles des échanges, une économie. Ce n'est
actuellement pas le cas. Nous disons donc que ce schéma est obsolète, et
nous empêche de nous développer. La France le sait très bien, mais elle
s'y complaît parce que c'est un moyen pour elle de continuer sa
domination.

Pour revenir au conflit de la SNCM ; la façon d'aborder la question des
services publics a été l'abordage...


Rappelez-vous mes premières interventions dans les médias. Je suis en
direct à ce moment-là sur France 2. Je dis d'abord que ce n'est pas un
acte de désespoir mais d'espoir. Qu'est-ce que nous faisons ? Comme nous
nous élevons contre la privatisation, nous rendons un outil du
développement économique et social de la Corse à son propriétaire,
c'est-à-dire le peuple corse. On n'allait pas laisser comme ça, des
financiers débarquer qui allaient s'accaparer notre outil de travail payé
largement par les deniers publics de la continuité territoriale. Nous
avons voulu faire un acte militant, qui est un acte de résistance, qui est
un acte qui consiste à dire "nous n'acceptons pas". Il ne s'agit pas de
vol ni de piraterie mais de résistance..

Au final cela n'a pas empêché la privatisation...

Il y a eu quand même malgré tout une évolution, souvenez-vous la
chronologie des faits. L'évolution de l'Etat intervient après le Pascal
Paoli, qui dit rester à 25% du capital alors qu'il comptait vendre 100% de
la SNCM. Certes, nous ne crions pas victoire. Mais quand même. Cela
démontre au moins deux choses : que l'Etat pouvait rester dans le capital
alors qu'il affirmait le contraire ; et que lorsque les travailleurs
prennent leur courage à deux mains et font preuve de détermination ils
arrivent à infléchir des décisions y compris de la quatrième puissance
mondiale.

La revendication portée par le STC de "corsisation" des emplois est peu ou
mal comprise dans la métropole, d'aucuns y voyant des connotations...


Fascisantes. C'est le costume que l'on m'a taillé. Je vais le dire clairement je l'ai dit devant des millions de Français à l'émission
Mots-croisés d'Arlette Chabot. J'ai dit que je m'élevais contre tout
mouvement politique ou politico-militaire qui s'inscrirait dans une
logique fascisante, et qui inscrirait comme principe le rejet de l'autre
par le simple fait qu'il est différent. Nous avons été tellement rejetés
au fil de l'histoire, et nous savons que trop bien que le peuple corse est
multiracial, constitué de gens venus constituer au fur et à mesure cette
communauté de destins. Les nationalistes corses disent bien que le peuple
corse est constitué de Corses d'origine et de Corses d'adoption. Moi-même
n'ai-je pas un grand-père italien !

Lorsque nous nous sommes battus pour la corsisation des emplois à la SNCM,
nous avons obtenu un accord qui prévoit un rééquilibrage entre les deux
côtés de la Méditerranée. C'est d'ailleurs consacré par un conseil des
ministres lui-même qui dit que l'accord signé n'est absolument pas
ethniciste et qu'il est valable pleinement dans le droit français. Je
doute que les dirigeants actuels de l'UMP aient un amour débordant pour le
STC et nous aient fait une fleur, surtout au regard de la disproportion de
l'affaire du Pascal Paoli.

Concrètement la corsisation des emplois c'est quoi ?

Nous pensons que sur cette terre de Corse, chaque fois qu'il y a un
emploi, à compétence égale, cet emploi doit revenir à un résident corse.
Chose qui est également consacrée en droit français avec les accords de
Matignon où la kanakisation des emplois est tout simplement
institutionnalisée. Et pourquoi les Français n'arriveraient pas à faire à
300 km de leurs côtes ce qu'ils arrivent à faire à 27000 km ? On me
répondra c'est loinŠ Ce n'est qu'une question de distance ! On me
répondra, tu comprends, là-bas ils sont de couleurs. Ça, c'est du racisme.

21/02/2006

Increvable Rennes 2

Depuis deux semaines aujourd’hui les étudiants de Rennes 2 sont en grève et en lutte contre le Contrat Première Embauche) Malgré les vacances des lycéens la lutte continue cette semaine. Réunis hier à plus de 3000 personnes en assemblée générale les étudiants ont décidés d’occuper le terrain dés aujourd’hui (2102) par un rassemblement devant le siège du MEDEF à Rennes, de mener des actions d’information en ville en vue de la manifestation du jeudi 23 février qui commencera à 11h place de la mairie. Par ailleurs les étudiants en lutte ont déclarés Monsieur Goulard François (ministre de la recherche et l’enseignement supérieur) personna non grata à Rennes le 06 et 07 mars prochains dates auxquelles il doit venir animer un débat sur le droit à la formation dans cette ville. Ses déclarations visant à nier l’existence d’un vaste mouvement anti-CPE dans la jeunesse ont bien été perçues comme une véritable provocation. Nous invitons nos membres et sympathisants et toute la jeunesse à participer à ces actions.

Pour le SLB Skol Veur Jonathan Guillaume. (le 210206)  slbskolveur@no-log.org  http://slbskolveur.neufblog.com

Soutien International à la lutte des étudiants contre le Contrat Première Embauche

COMMUNIQUÉ :

Le communiqué suivant a été écrit par les syndicats STC (Syndicat des Travailleurs Corses), Sindikak Labourerien Breizh-Syndicat des Travailleurs de Bretagne, Langileak Abertzale Batzordea Union des Travailleurs Patriotes du Pays Basque, Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe, Union Générale des Travailleurs de Martinique. Il est diffusé par la section universitaire du SLB (Skol-Veur) pour le SLB National.

Ar gemmenadenn da heul zo bet kenskrivet gant STC, SLB, LAB, UGTG, UGTM. Skignet eo e anv SLB Broadel gant kevrenn ar Skol-Veur.

Evit SLB Skol-Veur : Jonathan Guillaume  slbskolveur@no-log.org  http://slbskolveur.neufblog.com

SLB, Sindikad Labourerien Breizh, le Syndicat des Travailleurs de Bretagne, tient à saluer plus particulièrement les étudiants et lycéens de Rennes et de toute la Bretagne qui ont initié cette nécessaire mobilisation. Nous appelons nos membres, adhérents et sympathisants à rentrer dans l’action immédiatement et notamment le 07 mars, journée de mobilisation interprofessionnelle et intersyndicale.Veuillez trouver ci-joint le communiqué commun élaboré avec nos camarades.

Les syndicats SLB (Bretagne), LAB (Pays Basque), STC (Corse), UGTG (Guadeloupe), UGTM (Martinique), réunis au sein du CLIS, Comité de Liaison Inter-Syndical des Nations sans Etat sous domination française, soutiennent les jeunes en lutte contre le CPE, véritable contrat de précarisation de la jeunesse. Après le CNE et le CPE, c’est vers la généralisation de la précarité que se dirige le gouvernement français avec ses complices du MEDEF. Seule la lutte les fera reculer. Les jeunes, notamment les étudiant-e-s qui bloquent et occupent les universités actuellement, nous montrent l’exemple. Nous appelons l’ensemble des lycéen-ne-s, des étudiant-e-s, des salarié-e-s, des chômeur-se-s, des retraité-e-s… à se mobiliser et à rejoindre la lutte pour empêcher la casse du code du travail et la généralisation du travail précaire.

Non au CNE, au CPE et au Contrat Unique ! Tous en lutte !

20/02/2006

N'eo ket echu ar stourm ! Goude ar vakansoù : harz labour e pep lec'h !

N'eo ket echu ar stourm ! Goude ar vakansoù : harz labour e pep lec'h !

Abaoe meur a sizhunvezh yaouankizoù Breizh a stourm en un doare kalet ha skouerius enep d'ar CPE. Skolioù meur Roazhon, Brest, Naoned, IUT Lannuon zo bet ac'hubet, Liseidi Sant-Brieg, Gwened, Landreger, Gwengamp, An Alre, Pempoull, hag eus meur a lec'hioù all o deus dibunet e straedoù ar vro. Ar gouarnamant na fell dezhañ plegañ evit poent, ret eo ledanaat ar stourm. Sellout a ra ouzhimp holl (liseidi, studierien, labourerien, tud dilabour) ! Bezomp unvan hag e vimp trec'h ! Deuit e darempred ganeomp evit aozañ ar stourm : slbskolveur@no-log.org pe 06 85 38 31 21.G

Gwerz an UMP (war un ton anavezet)

Na pa'm boa klevet an aotroù Villepin
Ne oa ket ar galooud er straed
Nag en uzinoù, nag 'bar' ar skolioù meur
Krog 'oan da vezañ fuloret

diskan : O landira diro...

Kar ar vuhez e bed an UMP
Zo ur vuhez trist ha kalet
Bemdez, bemnoz e kreiz ar poanioù
E vez klevet trouz ar batroned

Diskan: O landira diro...

Ar batroned a zo ouenn-iskis
Hag a c'hounez kalz a arc'hant
Arc'hant ar re a zihun da c'hwec'h eur
Evit degas boued d'o bugale

diskan : O landira diro...


Ma tibunomp hiziv er straedoù-mañ
Ez eo enep ar CPE
Ha graet eo bet tudoù, an dra-mañ
Evit laerañ hon madoù adarre

Diskan : O landira diro...

Stourmomp ha stourmomp 'ta betek an trec'h
E-kreiz ar goañv bezomp dinec'h
Ret 'vo chaseal ar gouarnamant
Hag ar re a laer hon buhezioù

(Fañch e vlev hir)

19/02/2006

Retrait du Contrat Première Embauche : après les vacances la lutte continuera

Retrait du Contrat Première Embauche  : après les vacances la lutte continuera

Une nouvelle manifestation contre le CPE aura lieu à Rennes le jeudi 23 février 2006 à l'appel de l'assemblée générale de Rennes 2.

Depuis plusieurs semaines la lutte contre le CPE qui remet très gravement en cause les droits sociaux des salariés a été particulièrement active en Bretagne. La jeunesse s’est mobilisée de façon significative à Rennes, Nantes, Brest, Lannion, pour les universités et IUT mais aussi dans les lycées à Saint Brieuc, Tréguier , Guingamp, Paimpol, Kemper, Vannes, Lorient… Les facultés de Rennes 2 et Rennes 1, l’IUT de Lannion (qui ont votées la grève avec occupation) ont développés des formes de luttes originales, démocratiques et particulièrement revendicatives. Assemblée générale, piquets de grève, occupation de locaux (fast food, aéroport, gare…),manifs de nuit se sont succédées avec une montée en intensité.

Par la suite des occupations d’universités se sont mises en place dans d’autres zones de l’état français. Si nous souhaitons que le mouvement garde son caractère offensif , démocratique et anticentraliste, nous souhaitons évidemment que la rébellion gagne tout l’hexagone car c’est tous ensemble que les jeunes et les salariés feront plier ce gouvernement. Mais il ne faut pas attendre que les états majors parisiens nous donnent le feu vert pour accentuer la lutte. Prenons bonne note de la journée de mobilisation hexagonale du 7 mars et participons y pour qu’elle soit un succès. Mais dés le 6 mars revotons la grève avec occupation partout ou c’est possible, organisons les piquets de grève et poussons les organisations de salariés vers la grève générale interprofessionnelle avec occupation.

Comme l’ont rappelés justement les étudiants de Rennes 2 le CPE permet aux entreprises de plus de 20 salariés de licencier sans aucun motif pendant deux ans (période de consolidation !) les salariés de 18 à 26 ans ayant signé ce type de contrat. Le Contrat nouvelle Embauche mis en place depuis plusieurs mois (pour les plus de 26 ans) est un contrat de la même mouture qui remet lui aussi en cause le code du travail. Déjà les premiers licenciés dans le cadre du CNE ont assignés leurs patrons devant les prud’hommes car certains n’ont pas hésités à virer des salariées dont le seul tort étaient d’être…enceintes ! On a là une idée certaine de ce qui se passera à grande échelle si nous laissons passer le CPE. Cette logique de flexibilité extrême sera bientôt étendue à tous les contrats comme le souhaite le MEDEF et l’UMP (ce que Villepin appelle le contrat unique.) C’est pour ça qu’il faut lutter tous ensemble et que tous les salariés rentrent dans la lutte le plus tôt possible pour abroger la loi sur l ‘égalité des chances (matrice du CPE) et l’abrogation du CNE.

Les provocations du Gouvernement : En tant que syndicat revendiquant le droit à l’autodétermination du peuple Breton nous ne pouvons que souligner une fois de plus que la démocratie française permet à des gouvernements de voter des lois en urgence, avec une poignée de députés présents dans l’hémicycle et avec l’utilisation de l’article 49.3 (jamais abrogé par la gauche !) afin de couper court à tous débat. François Goulard ex maire de Vannes, est ministre de la recherche et de l’enseignement supérieur dans le gouvernement De Villepin. La semaine dernière il n’a pas hésité a déclaré (Ouest France du 15 février) que lorsqu’il se rendait dans des établissement d’enseignement supérieurs personne ne l’interpellait sur le CPE ! Cette déclaration souligne l’arrogance d’un gouvernement qui méprise la rue et la voix des jeunes et des travailleurs. Monsieur Goulard doit venir à Rennes le 06 et 07 mars pour animer un colloque sur le droit à la formation , gageons que les étudiants de Rennes 2 sauront lui faire regretter ses paroles !

Pour le SLB Skol-Veur: Morgane Cotten

N’hésitez pas à rentrer en contact avec nous pour organiser la lutte

slbskolveur@no-log.org

http://slbskolveur.neufblog.com/

14/02/2006

La gare de Rennes occupée / Ti-gar Roazhon zo dalc'het

La gare de Rennes occupée

(Rennes le 14 février)A l'issue d'une manifestation rasemblant plus de 8000 étudiants et lycéens soutenus par quelques salariés en lutte contre le CPE (Contrat première embauche) les manifestants ont occupés la gare SNCF de Rennes pour marqués leur détermination à poursuivre la lutte contre le CPE. Par ailleurs la fac de Nantes et celle de Brest ont voté elles aussi la grève avec blocage.

Da heul ur vanifestadeg a vode muioc'h evit 8000 den enep d'ar CPE miliadoù a liseidi ha studierien o deus ac'hubet ti gar roazhon a-benn diskwel o youl da genderc'hel gant ar stourm a-enep d'ar CPE. Stanket e vo skolioù meur naoned ha Brest adalek arc'hoazh.

Evit SLB Skol veur Morgane Cotten http://slbskolveur.neufblog.com

12/02/2006

Manifestadeg eus 7 a viz C'hwevrer / Manifestation du 7 février et occupation de la Chambres du Commerce

Un petit diaporama de cette journée avec à l'issu le vote de la grève de l'Université de Rennes II

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Après le 04 octobre continuons la lutte !

Après le 04 octobre continuons la lutte !
         

      
       

Tract du SLB-université à la manif de Rennes pour les salaires, l'emploi, et les droits des salariés

       

Après le 04 octobre continuons la lutte !

Si nous sommes dans la rue aujourd'hui, dans le cadre d'une journée d'action unitaire c'est que nous partageons les préoccupations des travailleurs, syndiqués ou non, concernant les salaires qui restent très bas au regard du coût de la vie nota ment en matière de logement (savez vous que le salaire moyen en Bretagne est inférieur de 150 euros à la moyenne hexagonale ?) , nous refusons les nouvelles attaques antisociales qui sont symbolisées par le Contrat Nouvelle Embauche imposé par le gouvernement français pour faire plaisir au MEDEF, et bien sur nous sommes contre toute restriction du droit de grève et d'expression des travailleurs. Nous profitons d'ailleurs de cette journée revendicative pour exprimer notre solidarité avec les syndicalistes Corses et Marseillais mis en examens pour avoir défendus leurs emplois. Nous exigeons l'abandon des poursuites à leurs encontre !

Qui sommes nous ?

Depuis 2001 le SLB (en langue Bretonne, Syndicat des Travailleurs de Bretagne-Sindikad Labourerien Breizh) organise quelques centaines d'adhérents sur l'ensemble du territoire Breton (Loire Atlantique incluse). Nous syndiquons majoritairement dans l'enseignement immersif en langue Bretonne (écoles Diwan) où nous avons recueilli près de 60 % des voix des salariés, mais nous avons de plus en plus d'adhérents isolés dans d'autres secteurs d'activités. Nous souhaitons proposer aux salariés de Bretagne (sans discrimination d'origine !) une alternative syndicale pour s'organiser afin de vivre, travailler, décider et lutter en Bretagne. Si nous pensons qu'il faille proposer une telle alternative c'est que de très nombreux salariés ne se retrouvent pas dans les autres syndicats. Nous pensons aussi qu'il faut rompre avec une pratique syndicale peu revendicative et ultracentralisée laissant peu d'initiative à la base et peu susceptible de favoriser la construction de rapport de force locaux faisant l'unité entre privé et public. Nous travaillons avec nos camarades du LAB basque, du Syndicat Occitan de l'Education, du STC Corse, de l'Union Générale des Travailleurs Guadeloupéens pour l'abolition de la loi sur la représentativité syndicale qui exclue les nouveaux syndicats tels les nôtres. A Rennes nous sommes en cours d'organisation, essentiellement en milieu universitaire ou de plus en plus d'étudiants doivent vendre leur force de travail et sont confrontés à la précarisation de leurs conditions d'existence.

Et après ?

Quelque soit l'impact de la journée du 04 octobre nous appelons à poursuivre la lutte sur nos lieux de travail, pour construire des rapports de forces locaux s'inscrivant dans un mouvement plus global afin d'imposer nos besoins sur la question des salaires, l'emploi et les droits des salariés. Nous y participerons sur nos propres bases aux cotés de tous ceux qui inscrivent leurs actions dans ce cadre.

Pour nous contacter :SLB Skol Veur Roazhon-SLB Université de Rennes : slbskolveur@hotmail.fr

Sindikad Labourerien Breizh, ti ar vro plasenn gwirioù mab-den  29270 Karaez (0673510623) www.slb-bzh.org

      

La fac de Rennes 2 en grève et occupée

La fac de Rennes 2  en grève et occupée

Continuons la lutte contre le CPE ! La fac de Rennes 2 en grève et occupée !

Depuis plusieurs semaines le mouvement contre le contrat première embauche s’étend parmi la jeunesse qui a compris que cette mesure vise à la plonger dans plus de précarité. En tant que syndicat présent à l’université de Rennes 2 nous nous en réjouissons. Depuis la fin janvier réunions, assemblées générales, occupations de locaux diverses et manifestations se succèdent à Rennes. La journée de mobilisation du 07 février a été un grand succès en Bretagne. Plus de 15 000 manifestants à Rennes, 20 000 à Nantes, 2000 à Saint-Nazaire, 5000 à Brest, 2000 à Vannes, 7000 à Saint Brieuc, 250 à Redon, 150 à Vitré, 300 à Fougères, 250 à Saint Malo, 2500 à Kemper, 4000 à Lorient, 700 à Pontivy, 200 à Dinan,… Une fois de plus les grands médias ont occultés l’ampleur de ces mobilisations. Par ailleurs après avoir occupés la chambre des métiers, plus de 1000 étudiants, lycéens et salariés ont votés la grève et l’occupation de la fac de Rennes 2. Occupation effective depuis hier soir et qui continue ce matin, les piquets de grève fonctionnent, la prochaine AG aura lieu aujourd’hui à 16h (amphi Chateaubriand), la prochaine manifestation demain (09/02) à 11 heures place de la mairie. Nous invitons chacun et chacune à prendre part à ces initiatives. Seul un mouvement de lutte interprofessionnel de grande ampleur fera reculé le gouvernement français.

Pour le SLB- Skol-Veur :Jonathan Guillaume.  slbskoveur@no-log.org

Pour la deuxième journée consécutive les étudiants de Rennes 2 votent la grève !

Pour la deuxième journée consécutive les étudiants de Rennes 2 votent la grève !

A 18h le 08 février 3000 étudiants de Rennes 2 (Université de haute Bretagne) ont voté en assemblée générale la reconduction de la grève et l’occupation de l’université pour demander l’abrogation du Contrat Première Embauche. A l’université de Beaulieu (Rennes 1) 500 personnes se sont réunies en AG et ont décidés de se joindre au mouvement. Des délégations de lycéens et de travailleurs hospitaliers ont fait part de leur soutien. Un appel a été lancé vers toutes les universités pour demander l’abrogation du CNE, le retrait du CPE, et l’augmentation des postes CAPES. Les étudiants réunis ont fait part de leur désir de travailler avec les organisations syndicales de salariés pour faire plier le gouvernement. Ils fixent rendez vous à chacun à 11h demain matin place de la mairie à Rennes.

Pour le SLB Skol-Veur : Jonathan Guillaume  slbskolveur@no-log.org