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Les organisations syndicales LAB
(Pays Basque), CUT (Galice), STC (Corse), CSC (Pays Catalans), IC
(Canaries), SOE (Occitanie), UTG (Guyane), SLB (Bretagne), CSS (Sardaigne)
et SAVT (Val d’Aoste) reunies a Donostia au Pays Basque au sein de la
Plateforme Internationale des Syndicats des Nations
sans Etat les 16 et 17
juin, s’insurgent contre l’intervention ultra violente de l’armée Française
en Kanaky a l’encontre des syndicalistes grévistes de l’USTKE. Les forces
françaises de l’ordre ont violemment délogé les grévistes de l’USTKE,
syndicat majoritaire, qui bloquaient le port de Nouméa, dans le cadre de
leur action syndicale, les ont poursuivi en ville, frappant sans
discernement militants et passants. L’armée coloniale a mangé du Kanak. Nous
nous interrogeons sur la volonté de l’etat Français quand il utilise de
telles méthodes barbares. Cherche-t-il la guerre civile en Kanaky?
Nous assurons nos frères et sœurs de l’USTKE de notre soutien total dans cette épreuve.
Nous venons d'apprendre que nos camarades de l'USTKE Kanak avaient
été victimes de graves violences antisyndicales de la part de
l'armée française. En attendant la réaction de la Coordination de
Liaison Intersyndical des nations sans états sous domination françaises
(CLIS)
dont nous faisons parti avec nos camarades de l'USTKE nous
reprodusons leurs communiqué. Pour
plus d'infos : http://www.ustke.org
Pour le SLB Morgane Cotten.
Alors que les
discussions avaient repris avec le gouvernement pour trouver une solution au
conflit qui oppose l’USTKE à la MSC, l’Etat a envoyé ses forces répressives
sur les militants de l’organisation, arrêtant du même coup le Président
Gérard JODAR, le Vice-Président, Alain
BOEWA ainsi qu’une quinzaine
d’adhérents, le jeudi 8 Juin vers 13h30.
La violence avec laquelle les
gendarmes mobiles sont intervenus est digne
d’un film de guerre.
Après s’être introduit dans le Port par voie maritime, les mobiles ont repoussés les militants jusque dans la ville, n’hésitant pas à faire le ménage tout autour d’eux. Un véritable vent de panique s’est emparé des passants qui marchaient tranquillement dans la ville ou qui attendaient le bus près de l’hôpital et qui ont été pour certain d’entre eux des cibles des forces de l’ordre, ne sachant pas reconnaître les grévistes des passants.
Les
tirs de flashball à bout portant ont touché des militants regroupés
au carrefour de la Police Municipale. Une deuxième charge est
alors intervenue en plein centre ville, encore plus brutale que la première
et à nouveau des tirs incessants de flashball et de grenades se sont
fait
retentir vers la Cafat, dans la rue de la République et dans la rue
de l’Alma, blessant d’autres militants.
Appuyé par l’hélicoptère de la gendarmerie, les forces de l’ordre ont menés simultanément des actions musclées jusque dans l’enceinte de l’Hôpital, embarquant les grévistes blessés qui y s’étaient rendus, dont le secrétaire général de la Fédération Mines, Charles N’Gaiohny.
Jamais une telle violence n’avait été remarquée depuis la période des évènements.
La voie de la violence qu’a choisie l’Etat a été totalement disproportionnée par rapport au conflit qui était entré dans sa troisième semaine et n’entravait pas les accès du Port. Les médias ont joués un rôle déterminant dans l’intervention car depuis le début du conflit, ils se sont positionnés dans le camp des opposants à l’USTKE, en refusant systématiquement de relater objectivement l’information, privilégiant à chaque fois les interviews de Mr Malmezac. Cela s’est encore vérifié hier soir au journal télévisé.
L’autre élément et peut-être le plus important qui a motivé, convaincu et conforté cette intervention ont été les déclaration du FLNKS qui ne connaissant absolument rien du problème ont demandé publiquement l’intervention de l’Etat pour dégager l’USTKE.
L’unanimité des forces politiques étant réunie, l’Etat a
donc fait sa sale besogne de nettoyage du Port, ne réglant d’ailleurs en
aucune manière le fond du problème portant sur la préservation des
équilibres économiques et sociaux très gravement menacés par les arrivée
incontrôlées des géants
que sont les compagnies « MAERSK » et « MSC »
respectivement n° 1 et n° 2 mondiaux.
L’USTKE tient à
réaffirmer avec force que ce combat qu’elle a engagé contre les méfaits
attendus de la mondialisation sur le port de Nouméa ne cessera pas, loin s’en
faut, suite à cette intervention sauvage des forces de répression coloniales.
Bien au contraire, cette attaque brutale lui
donne raison dans sa lutte et
renforce encore davantage la détermination de ses adhérents.
Par ailleurs, l’USTKE condamne avec force les incitations à l’intervention des gendarmes mobiles et de la police de Paul NEAOUTYNE Président de la Province Nord et du Bureau Politique du FLNKS par la voix de son porte-parole Victor TUTUGORO.
Il est désormais clair que ces politicars dits indépendantistes sont devenus des alliés zélés du pouvoir colonial car cet appel au concours répressif de l’état français n’est que la dernière illustration de leurs reniements successifs depuis des années.
Les masques tombent et toutes les composantes du pays mais aussi au niveau national et international découvrent petit à petit les véritables visages de ces manipulateurs.
Depuis zéro heure la grève générale est effective sur l’ensemble de la KANAKY et il est demandé à tous les adhérents d’être à l’écoute et de suivre scrupuleusement et activement les mots d’ordre du Bureau Confédéral.
Le Bureau Confédéral
Communiqué
de presse N°1
Nouméa le vendredi 09 juin 2006
Le S.L.B. Skol-Veur tombe le bas !
D'an 30/05/06 ez eo en em gavet un dek den bennak eus an SLB Skol-Veur dirak
ar prefeti evit gervel d'ar vanifestadeg a vo dalc'het disadorn o tont e
Roazhon.
Evit diskouez n'eo ket ar brezhoneg ur yezh gwarezet eo bet graet ar
brezegenn-mañ en noazh penn-da-benn !
An ensavadurioù e pleustr hiziv an deiz na c'hellont ket reiñ un dazont d'ar
brezhoneg evel yezh a gehentiñ modern.
E anv ar sindikad e kemerimp perzh er vanifestadeg evit ma cheñchfe an traoù :
- A-enep da c'hoantoù ar stad c'hall a lak hor yezh da vervel.
- Evit ma vefe muioc'h a c'haloudoù e Breizh (Gant Liger-Atlantel !), evit
ma c'hellfe ar vretoned dibab deus an dazont, war tachenn ar yezh da skouer.
- Evit ma vefe ur bolitikerezh yezhel youllek ha kempoell evit ar re a
labour gant ar brezhoneg (kelenn dre soubidigezh, divyezhek, stummadurioù,
kleweled, ...).
Setu perak e kemerimp perzh er vanifestadeg gant al lugan : "Brezhoneg = Postoù Labour !".
Aujourd'hui, le 30/05/06, une dizaine de membres du SLB Skol-Veur,
rassemblée devant la préfecture, a appelé à venir nombreux à la
manifestation du samedi 3 juin à Rennes.
Cette conférence de presse s'est déroulée dans une complète nudité ! Ceci
afin de symboliser le fait que la langue Bretonne est dénuée de protection.
En effet, les institutions en place ne permettent pas de lui assurer un
avenir comme langue de communication moderne.
En tant que syndicat nous participerons à cette manifestation pour que prenne fin ce dénuement dû à :
- La volonté éradicatrice de l'état français, qui par sa politique
linguistique oeuvre quoiqu'il en dise à la disparition de notre langue.
- L'absence de pouvoir décisionnel en Bretagne (Loire-Atlantique incluse)
permettant aux Bretons de prendre leurs affaires en main notamment sur le
plan linguistique.
- L'absence d'une politique cohérente et volontariste en matière
linguistique qui oblige les centaines de salariés travaillant dans le
secteur de la langue Bretonne (enseignement immersif, bilingue, formation
continue, audiovisuel, encadrement périscolaire, ...) à la précarité !
C'est pourquoi nous défilerons sous le slogan : "Brezhoneg = postoù Labour"
(La langue Bretonne créée des emplois).
SLB SKOL-VEUR
bâtiment Ereve 1er étage
Université de Rennes 2
Place du recteur Henri Lemoal
35000 Roazhon
slbskolveur[@]no-log.org
http://slbskolveur.neufblog.com/
La langue Bretonne est toujours vivante malgré la volonté éradicatrice de
l'état français grâce à ceux qui ont su garder et transmettre leur langue et
grâce au travail de centaines d'associations et de bénévoles qui
interviennent avec beaucoup de générosité et peu de moyens dans des domaines
diverses pour que notre langue soit un vecteur moderne de communication.
La langue Bretonne doit rester vivante et pratiquée par le plus grand nombre
possible en étant portée par un mouvement populaire, parce que c'est un
élément fondamental de l'identité nationale du peuple Breton. Mais
actuellement, elle vit aussi du travail salarié d'un nombre croissant
d'employés. Plusieurs centaines de personnes en vivent, et nous souhaitons
bein évidemment que ce chiffre s'accroisse pour que chaque Breton puisse se
réapproprier, entendre, parler, chanter, vivre, lire en langue Bretonne.
Si nous prenons part en tant que syndicat à la manifestation d'aujourd'hui
c'est aussi pour rappeller que dans bien des domaines, malgré les belles
déclarations de l'état français sur la pluralité culturelle de part le
monde, et les discours non suivis d'actes du conseil régional, le compte n'y
est pas, que ce soit en termes de création d'emplois ou en termes de
salaires et de précarité.
Dans l'enseignement :
-A DIWAN : Nous avons toujours affirmé en tant que syndicat que DIWAN devait trouver sa place dans le service public (dans un cadre à déterminer) tout en préservant le système immersif spécifique à Diwan. Toutefois, il est urgent que le peronnel non enseignant qui assure le bon fonctionnement des établissemants scolaires rompe avec avec la précarité. Tous les salariés de Diwan doivent avoir le même statut, et doivent pouvoir avoir des perspectives de carrière ! Pour l'heure, ils enchainent les contrats précaires (emplois jeunes, CDD, CAE, CES, CEC...) sans perspective ! Cela doit cesser ! Il faut que les élus de tous bords et de toutes les institutions en prennent conscience et donnent à Diwan les moyens de règler ce problème !
- Div Yezh :Dans la filière bilingue d'état, les problèmes d'embauches et de précarité sont trés nombreux: L'Education nationale met des batons dans les roues pour les ouvertures de classes bilingues , il n'y a pas de continuité assurée pour la filière dans les collèges et lycées, la demande sociale des Bretons à scolariser leurs enfants dans ce système ne pourra être satisfaite. En Ille-et-Vilaine, les titulaires en longue maladie ne sont pas remplacés. Nous exigeons leurs remplacement immédiat y compris par des suppléants et comme d'autres, nous exigeons que le nombre de postes au concours interne qui permet aux suppléants de rompre avec la précarité augmente de façon significative (seulement 4 pour 20 enseignants) !
-Le nombre d'enseignants en langue bretonne en collège/lycée est lui aussi trop faible: là encore un recrutement s'impose ! Il n'y a que 2 postes au CAPES pour 30 candidats et 6 admissibles ! Seulement 2 postes au CAFEP (pour le privé et Diwan !). Nous revendiquons 6 postes au CAPES et 6 au CAFEP et le rétablissement du concours interne !
-Dihun: La grève de la faim récente de Yannig Baron démontre que dans l'enseignement confessionel bilingue la vigilance reste de mise pour que là aussi les créations de postes et les embauches correspondent à la demande sociale.D'ailleurs, son action revendicative a payé, que cela en inspire d'autres !
Au delà de ces revendications nous invitons l'ensemble des acteurs du mouvements culturels à garder comme objectif stratégique la mise en place d'un système d'ensiegnement en langue Bretonne de la maternelle à l'université.
-Dans la formation pour adultes:Faute de moyens correspondants, la majorité des associations (y compris certaines agréées pour la formation continue) assurant la formation pour adultes doivent payer leurs formateurs avec la grille de la convention collective... de l'animation culturelle ! Nous revendiquons pour eux qu'ils passent tous sur la convention collective de la formation continue beaucoup plus intéressante en terme de salaires ! Nos élus se sont-ils intéressés à ce problème ? Les formateurs en anglais ou d'autres langues ne sont surement pas dans le même cas !
-Pour l'audiovisuel: Nous constatons que le nombre d'heures en langue Bretonne sur les prétendues radios de services publics n'a pas augmenté, idem pour la télévision publique.Là encore un manque de volonté évident et un centralisme étouffant empêchent la création de nombreux emplois. Les animateurs de radios associatives en langue Bretonne font un travail de journalistes (et de techinciens !) qui n'est pas payé à sa juste valeur et enchainent eux aussi les contrats précaires, là encore faute de moyens !
Dans la vie publique en générale, la place de langue Bretonne a peu progressé aux regards des enjeux ! Pire elle recule. Vous vous souvenez sans doute du refus de l'ANPE de Brest d'afficher une offre d'emploi en langue Bretonne et en Français au prétexte de la sacro-sainte constitution française qui consacre le français comme seule langue officielle. Savez vous qu'à l'ANPE de Guingamp on peut disposer de dépliants.. en Anglais ? Qu'à la sous-préfecture de Guinguamp on accueille le public en Anglais ? Il faut que la langue Bretonne soit traitée de la même façon, cela aussi serait facteur de création de nombreux emplois.
En tant que syndicat qui lutte pour le droit à l'autodétermination du peuple Breton, nous contastons que le conseil régional et les autres administrations françaises ne nous permettent pas de prendre nos affaires en mains, notamment sur le plan linguistique. C'est un combat indissociable de celui pour la justice sociale. Nous vous invitons à y prendre part en nous rejoignant: Sindikad Labourerien Breizh, slbbzh[@]free.fr , bali ar republik 29270 Karaez.
Rennes 2 : nettoyons cette fac au KärcherUn groupe d'étudiants pro-MEDEF a tenté de diffuser le tract suivant à l'université de Rennes 2 ce matin...Il s'agissait évidemment des garnements du SLB Skol-Veur qui se font fait passer sous le regard hilard des étudiants pour des fervents partisans du libéralisme. Toute personne ne comprennant pas le caractère humorisitique de cette action doit consulter d'urgence.
Pour le SLB Skol-Veur : Jonathan Guillaume
Rennes 2 : nettoyons cette fac au Kärcher !
Si aujourd'hui nous utilisons la méthode gauchiste de la manifestation, c'est pour vous ouvrir les yeux. Depuis quelques temps il semble que dans cette fac on ait perdu le goût du travail et de l'effort (grêves, salles saccagées...). Pourtant, un rapide tour d'horizon de la situation démontre que notre projet de société est le meilleur : les profits des multinationales explosent, les pauvres ont juste de quoi survivre. Partout où ils se révoltent nous envoyons la troupe pour les mater. Malgré cela, certains veulent lutter contre le nouveau calendrier universitaire ou encore contre la précarisation du statut des surveillants dans les collèges et lycées. Certains veulent même bilinguiser la fac en dialecte breton ! Assez de repentance ! Nous n'avons pas exploitée, colonisée et déportée la moitié de la planète pour rien ! Ca n'est pas rentable ! Nous exigeons le bilinguisme anglais-français.Nous l'avons assez prouvé, la justice est à nos ordres, cessez de réclamer l'amnistie ou l'abandon des poursuites pour les casseurs avinés de la dernière tentative de putsch anarcho-léniniste. La meilleure façon d'avoir de bonnes conditions d'études, c'est de faire baisser le nombre d'étudiants, pas de réclamer des embauches d'enseignants et de personnels ou des locaux agrandis. Renvoyons les étudiantes dans leurs foyers pour apprendre à être de bonne mères de famille ! Ici elles apprennent la débauche sexuelle, la contraception et... la drogue ! Idem pour les étudiants étrangers : qu'ils retournent chez eux ! Des associations de promotion de l'homosexualité disposent de locaux sur le campus ! Repeuplons la France, ne laissons pas les sodomites avilir notre jeunesse !
Plus globalement, il faut lutter pour le maintien de nos privilèges. Après le retrait du CPE sous la pression des hordes gauchistes chevelues et crasseuses qui ont manipulé le peuple, le CNE est mis à mal par les juges rouges des prud'hommes. Luttons pour le maintien des acquis de la loi sur l'égalité des chances : travail de nuit dès 15 ans, apprentissage dès 14 ans. Luttons jusqu'au bout pour le retrait de l'ISF (Impôt de Solidarité sur la Fortune) ! Le code du travail doit finir dans les chiottes de l'histoire !
Ne vous organisez pas ! Cessez d'aller aux AG ! TRAVAIL FAMILLE REPUBLIQUE
Ce tract vous est offert par le MEDEF (Mouvement Des Exploiteurs de France), l'UNI (Union des Nantis d'Ille-et-Vilaine) et le Commando Laurence Parisot-Edouard de Rotschild du FLN (Front de Libération de Nantis)
Et n'adhérez surtout pas au SLB, le seul syndicat qui lutte contre le libéralisme et pour le droit à l'autodétermination du peuple breton.
SLB Skol-Veur / Université Bâtiment EREVE (1er étage) 02 99 14 14 37 slbskolveur[at]no-log.org
Pellgargañ télécharger Download fly_ds_slb_skolveur.pdf
Setu an trakt nevez evit an devezhioù stummadur...da bellgargañ diouzhtu!
Voici le nouveau tract pour les journées de formation...à Télécharger immédiatement!